Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 18:03
Juin 2003 :
 
Après avoir construit plusieurs bâtiments, je retrouve de l’intérêt pour la cosmologie.
Les textes publiés récemment dans la revue Science et Vie semblent confirmer l’intuition que j’avais dans les années 90 dans mon texte achevé en 1998 selon laquelle ce que l’on nous a enseigné à l’Ecole d’Architecture sur la manière de structurer le vide et surtout de lui donner un rôle prépondérant, gagnait de plus en plus le domaine de la physique.
 
En 1998 les publications sur la théorie des cordes étaient de plus en plus nombreuses et je me disais à l’époque qu’il faudrait aussi une théorie des « voiles » ce que les physiciens appellent des « branes ».
 
Je ne suis évidemment pas physicien, par contre je comprends ma langue et les textes destinés
à un public comme moi sont bien adaptés. Il faut interpréter ce que j’écris, par contre je pense qu’il y a un fil conducteur dans l’ensemble de ce texte et aussi des propos complètement erronés évidemment, des incohérences et des contradictions mais dans un domaine où celles-ci se résorbent parfois avec le temps.
 
Je remercie les physiciens qui acceptent de le lire. Je suis sûr seulement d’une chose, le vide est bien au cœur du débat.
 
Je vais maintenant écrire un certain nombre de choses à la suite du numéro 1029 juin 2003
de Science et Vie consacré à l’énergie du vide qui peuvent vous paraître aberrantes. Mais c’est sans conséquences et sans prétention et surtout mon professeur d’architecture m’a appris a ne pas chercher à tout pris le sensationnel. Le texte qui suit est je pense cohérent avec mon texte précédant.
 
On dit que l’énergie du vide devrait d’après les calculs être considérable et pourtant celle-ci n’est pas observable et cette énergie ne semble pas subir la courbure de l’univers sous l’action de la relativité générale.
 
Je me demande si l’énergie du vide ne subit pas la courbure de l’univers c’est peut être parce que cette énergie ne se situe pas dans notre univers observable mais dans ce que l’on commence a appeler le pré bigbang (ou au-delà du bigbang car mon point de vue est plutôt spatial).
Comme je l’avais envisagé dans mon texte le pré bigbang se situerait de part et d’autre du big bang.
 
Je pense que cette énergie subit les effets de la relativité générale mais que ceux-ci sont différents au-delà du big bang, ce que j’appelle de manière raccourcie le seuil d’inversion d’échelle.
La relativité générale appliquée à l’énergie du vide qui est pour moi une énergie vibratoire produirait au-delà du big bang de la rectitude. L’existence de cette droite est décrite dans mon texte initial et reste associée à des courbes.
La caractéristique du mouvement vibratoire serait d’être rectiligne (voir mon texte sur les grains de sables sur une plaque vibrante), la relativité générale au-delà du big bang ne s’y oppose pas ou pourrait rétablir cette rectitude.
 
En définitive la théorie des cordes n’est peut être que la relativité générale appliquée au-delà du big bang ?
 
L’univers n’a pas de centre et pourtant la représentation que l’on en fait est toujours centrée.
J’ai tendance à penser qu’il faut éviter tout formalisme, un univers aléatoire me semble aussi formel qu’un univers centré et symétrique. J’ai opté dans mon texte pour un univers centré légèrement dévié ou presque centré. Le presque est une ouverture béante.
 
Pour détruire la centralité il m’arrive d’imaginer de déplacer le bigbang au niveau de l’ovale
le plus grand de l’univers en expansion dans le cadre d’un système continu.
 
 
Comme je l’ai écrit au début de mon texte nos professeurs d’architecture parlaient
d’espace temps influencés par les physiciens de leur génération. C’est donc normal que très vite j’ai cru sans trop y croire évacuer la question de savoir ce qui se passait au-delà de l’univers en imaginant une limite qui se déplace. Avant que cela devienne un débat on dit que cette question ne se pausait pas au début des recherches d’Einstein qui répondit d’abord défavorablement à l’expansion de l’univers.
 
Mais aujourd’hui j’ai tendance à dire qu’un homme allongé qui respire n’est pas en mouvement, donc le facteur d’échelle rentre peut être en ligne de compte.
Par ailleurs le fait de bloquer arbitrairement un paramètre n’est il pas le fondement de toute invention révolutionnaire.
 
Par exemple Bernard d’Espagnat qui explique qu’il n’y a pas de particule infinitésimale de la matière évoque dans son livre « Le réel voilé » la loi des grands nombre dans cette « sorte de déterminisme statistique » qui compenserait « l’indéterminisme intrinsèque » de la mécanique quantique. Pour moi la loi des grands nombres est trop classique par rapport à la description que Bernard d’Espagnat fait de l’atome. Mais encore une fois je ne suis pas physicien.
 
Einstein révolutionne la conception de l’univers à partir d’une conception fermée et erronée d’un univers non en expansion, comme si le fait de bloquer un paramètre avait permis la création de sa théorie, (la relativité serait le mouvement résiduel mais global du système après blocage des frontières). C’est sans doute cette erreur à l’échelle globale qui limite la portée de la théorie à l’échelle quantique.
  
Bernard d’Espagnat ferait l’inverse, sa description de l’atome paru dans un article que j’ai retrouvé longtemps après sa parution m’a paru fulgurante pourtant dans son livre « le réel voilé » le noyau atomique serait associée à loi des grands nombres qui constitue à mon avis une fuite en avant par trop « moderne » datée et finalement trop classique. Pour moi l’univers est presque centré et presque fermé, il est simplement « ouvert » dans sa conception.
 
Il est ouvert comme l’architecture est transparente ce qui n’a rien à voir avec le fait de voir au travers mais qui qualifie son caractère intelligible, perceptible ou au moins ressentie dans le cadre d’une promenade. (et la promenade n’est probablement pas terminée).    
 
J’ai évoqué dans mon texte le rôle du principe d’exclusion de PAULI et surtout le principe de non récursivité évoqué par PENROSE.
 
La chronologie des vides et des pleins ne produisent pas de renversements globaux et symétriques des systèmes. Les particules peuvent devenir des antiparticules mais les molécules ne deviennent pas des antimolécules. Cette différence d’effet par rapport à la chronologie tient comme je l’ai expliqué à la nature différente du plein et du vide par rapport à l’échelle considérée c'est-à-dire même si le vide est toujours l’élément de départ.  
 
Des sphères vides dans un corps mou bordé par une croûte (voir le début de mon texte). Des planètes ou des étoiles dans un espace plus ou moins vide bordé par un vide plus vide que le vide précédent zone de fluctuations intenses. Pour formuler avec plus de précision mon propos je dirais qu’à l’échelle binaire des sphères vides dans un corps mou est bien le négatif de corps massifs dans un espace relativement vide. A l’échelle ternaire par contre la croûte n’est pas la densité absolue ou infinie et son négatif n’est pas le vide absolu. Ainsi la symétrie ne fonctionne plus à l’échelle ternaire. Ainsi le négatif de la croûte devient la zone de fluctuation intense, le chaos ou la transcendance 
 
Je dirais aujourd’hui en faisant référence à la récurrence de Poincaré que le bord de l’univers
connu est captif de ce qui l’entoure. Tout s’y concentre, « le centre », le bord et l’information.
Au-delà je dirais que l’infini est au cerveau ce que la couleur est à l’œil, juste une question de température (le 0 degré Kelvin étant inaccessible).
 
Mars 2005 :
 
En 1990 en lisant le livre de S. Hawking  « Une brève histoire du temps ».j’étais étonné de la façon dont l’auteur traitait différemment l’infiniment grand et l’infiniment petit. (Un univers borné sans fin et un système fermé pour l’infiniment petit).
 
Grossièrement à l’époque pour S. Hawking aucune information ne pouvait ressortir d’un trou noir, un système fermé en quelque sorte. Aujourd’hui S. Hawking infirmerait sa thèse de l’époque, l’information issue des trous noirs pourrait nous parvenir et d’après les articles que j’ai lu et de fait il n’y aurait pas de partie cachée au-delà des trous noirs.
 
En me référant à un petit texte que j’ai écrit sur des intersections de cercle (voir dans mon texte joint), l’intérêt du travail de S. Hawking serait d’avoir décrit deux solutions extrêmes opposées.
 
J’explique dans mon texte comment le principe de « seuil d’inversion d’échelle » décrit par l’architecte V. Gregotti au milieu des années 75 coïncide avec la description du physicien Abramowicz (Pour la Science 97) expliquant comment les forces centrifuges au bord d’un trou noir sont orientées vers le centre.
 
Au regard de mon texte évoqué plus haut sur les cercles et compte tenu du fait que d’après J.P Luminet (Science et vie Fev 05) on peut estimer le rayon d’un trou noir, j’ai toujours espéré qu’un physicien ou un mathématicien accepte de vérifier par le calcul s’il n’existe pas une singularité « comme un seuil d’inversion d’échelle » à 1.154 du rayon d’un trou noir (R/COS 30).
(Ou bien de la modification de trajectoire des éléments situés au bord d’un trou noir lorsque leur rayonnement atteint un rayon = 1.154 du rayon du trou noir). Le trou noir est représenté comme un cône, mais le bord d’un trou noir est peut être lui-même un cône (mais dans quel sens ?).
 
Toujours en référence à mon texte sur les cercles, Je propose de considérer les deux propositions de S. Hawking l’ancienne selon laquelle aucune information de ressort d’un trou noir et la nouvelle qui infirme la précédente comme les bornes du système. Ma proposition serait, toujours en référence à mon texte sur les cercles de reprendre le calcul ancien considéré comme erroné et de faire une sorte de moyenne arithmétique avec le mode de calcul récent. Il ne s’agit pas d’une synthèse au sens de Heisenberg (voir dernière page) mais de définir une solution assurément fausse. Ensuite je propose de faire la moyenne de la nouvelle proposition qui en découle avec la dernière solution retenue par S. Hawking. Mon intuition depuis est que la quantité d’information qui ressort d’un trou noir est importante mais non complète (mettons 85% ou 98.5%). Il s’agit d’une forme de synthèse par itérations successives en 2 phases peut être une sorte de calcul par l’absurde? Je remercie les spécialistes d’accepter d’interpréter ce texte et de l’adapter à la réalité. (Ma première intuition était que la quantité d’information qui ressortait d’un trou noir était faible ( mettons 15% ou 1.5% en faisant la moyenne entre les calcul anciens et la moyenne des 2 solutions extrêmes). Peu importe, c’est la conception du bord qui est à concevoir.
   
En passant récemment près de la collégiale de Sémur en Auxois pendant les chants, je pensai
à l’époque ou j’ai réalisé, grâce à mon professeur d’architecture, à quel point ce domaine
était pratiquement inaccessible. Je me suis dit qu’il y avait peut être un parallèle entre cette singularité à 1.154 d’un rayon initiale et cet angle que Ciriani m’avait demandé de proposer pour 2 bâtiments urbains que j’avais dessiné. A l’époque et comme je le décrit dans mon texte sur l’architecture, j’avais proposé un angle de 15° en m’appuyant sur des observations que j’avais fait 3 mois plus tôt concernant le plan de Michel Ange pour la Place du Capitole et pour les arcades devant Saint Pierre.  
Je sais bien que comparer un angle et un cosinus est absurde sauf si une correspondance peut exister par « compression, repli ect..? »
 
La particularité de cet angle étant de faire disparaître les bords (en détruisant l’effet de perspective et d’amplifier l’horizon ou le bâtiment en face).
 
Novembre 2005 :
 
Le premier exercice à l’école d’architecture consistait à refuser toute image préalable, le second était sur l’image : Un mois avant le rendu j’ai inversé mon plan et le rapport du projet à l’image a pris toute sa cohérence d’un coup.
 
Par rapport à la villa La Roche de Le Corbusier présentée dans mon texte initial et qui me sert de modèle, si j’inverse la figure l’espace principale cubique et double qui représentait pour moi l’univers en expansion serait finalement le « pendant de l’univers » et le bâtiment allongé bordé par un mur courbe longé par une rampe serait une image de l’univers. Mais cela contredit tout ce que j’ai écrit dans mon texte initial ce qui n’est pas très grave. Alors je propose finalement de considérer que c’est le balcon recroquevillé à la jonction des espaces 2 qui représenterait notre univers connu.
Le balcon est conçu par Le Corbusier comme si les 2 espaces perpendiculaires étaient initialement superposés. Sa forme résulterait de l’action de les écarter à 90°. J’ai plusieurs fois écrit que l’hypothèse d’un avant bigbang est une notion plus spatiale que temporelle et d’autre part que ce que l’on considère comme un avant bigbang se situer de part et d’autre de celui-ci ? Dans la nouvelle hypothèse il s’agit d’énoncer clairement qu’il y a un après bigbang distinct de notre univers connu. Ainsi notre univers devient un passage. Notre univers connu et le bigbang sont une seule et même chose  
 
Nota : Une relecture du dernier paragraphe du texte de juin 2003 me fait découvrir un paradoxe :
J’ai toujours pensé dès le début de mon texte, dans mon système intuitif de comparaison mettant en jeu la chronologie des pleins et des vides que la densité absolue n’existait pas et que ma comparaison reposait sur une image. Mais si on pousse un peu plus loin le raisonnement on réalise que si le négatif de la croûte n’est pas le vide absolu pour exprimer qu’il n’y a pas de symétrie dans la chronologie des vides entre la matière ordinaire et le cosmos et en proposant ainsi le bord de l’univers comme une zone de fluctuation intense pour bien marquer la rupture. Par contre la croûte elle-même n’est pas la densité infinie et ainsi en inversant la proposition on peut dire que la croûte n’est pas le négatif du vide absolu. 
 
Ce que je veux dire c’est qu’en restant superficiel mon texte garde sa cohérence mais si on pousse le raisonnement à l’extrême (j’ai toujours eut envie de le faire mais donc cela m’a pris 20 ans) les éléments censés représenter la symétrie ne sont déjà eux même pas symétriques ce qui mettrait en cause la conclusion sur la force que représente la non symétrie entre la chronologie des pleins et des vides entre la matière ordinaire et l’univers. Cela m’amène à une conclusion étrange. Mon système de comparaison est pour moi une forme d’extension ternaire du principe d’exclusion de Pauli qui est un principe binaire?
 
1)      si au-delà du bord de l’univers que je qualifie de zone de fluctuation intense il n’y a rien que du vide absolu qui est une notion que j’évite en général alors en inversant ma proposition habituelle, je dirait que l’infiniment petit n’est pas la densité absolue. Et cela vaut pour la matière ordinaire comme pour l’univers. Et c’est la qu’ils se rejoignent c'est-à-dire probablement jamais. Notez au passage que concernant mon modèle pour la matière ordinaire la partie la plus dense est au bord.
 
2)      Ma compréhension du principe d’exclusion de Pauli change complètement. Psychologiquement On imagine dans un premier temps que la matière étant dure ne peut pas se fondre en tout cas à une certaine échelle contrairement au vide. Hors c’est le contraire, c’est le vide qui peut être absolu et non pas le plein et c’est pour cela que l’on ne peut pas le réduire à néant.
      
Je dirais et cela je l’ai toujours pensé, que le plein et le vide sont indivisibles et c’est la manière dont ils se mêlent qui importe d’où l’idée du « seuil d’inversion d’échelle ». En poussant ainsi le paradoxe jusqu’au bout, comme j’associe l’énergie du vide à des vibrations je crois entrevoir maintenant le paradoxe onde particule. 
 
21 mai 2006 :
 
En relisant mon texte aujourd’hui, je me dit qu’il faut peut être imaginer le bord de l’univers convexe par rapport à nous dans le cadre d’une figure de Noebus. Cela nous amène à nous poser non seulement la question d’un avant big bang mais d’imaginer aussi l’éxistance d’un après big bang. Notre univers connu serait comme une sorte d’arc tendu entre 2 pôles.
 
Le premier article que j’ai lu sur la géométrie non commutative d’Alain Connes (Science et Vie avril 2005) m’a rappelé le principe de non récursivité de Penrose principe que je considère comme déterminant comme je le montre dans mon texte. N’étant pas spécialiste j’ai pensé que cela n’avait peut être rien à voir. Mais le 2ème article que j’ai lu sur la théorie d’Alain Connes (Science et avenir octobre 2005) fait référence aux briques de Penrose ?  
 

TEXTES DE REFERENCE
 
HEISENBERG La partie et le tout       :                       théorie unifiée des champs 1957-58
PAULI :
« Dans la physique antérieure de l’enveloppe atomique, on a pu encore se fonder sur des images visuelles provenant du répertoire de la physique classique».
« De façon idéale, on pourrait imaginer que toutes les symétries réelles de la nature sont nées d’une suite de dédoublements».
 
HEISENBERG : réponse à Carl FRIEDRICH :
Il est donc important pour toi, intervins-je, que le dédoublement dont a parlé Pauli ne soit pas un dédoublement au sens de la logique Aristotélicienne, mais que la complémentarité y intervienne en un point décisif.
Le dédoublement au sens d’Aristote serait effectivement, comme l’a écrit Pauli, un attribut du diable ; en se répétant continuellement, il n’entraînerait que le chaos. Mais la troisième possibilité, celle qui est apparue avec la complémentarité en théorie quantique, peut être féconde ; la répétition conduit alors vers l’espace du monde réel. Effectivement, dans l’ancienne mystique, le nombre ‘3’ est lié au principe divin. Et, sans aller aussi loin, on pourrait penser au triptyque de Hegel : Thèse-antithèse-synthèse. La synthèse ne doit pas être un simple mélange, un compromis réalisé à partir de la thèse et de l’antithèse, elle produit quelque chose de qualitativement nouveau. »
 
PHYSIQUE ET REALITE - Bernard d'Espagnat
 
M. MUGUR-SCHACHTER                p 237
"Une fois qu'on a perçu clairement la situation cognitive à laquelle est liée la mécanique quantique, très paradoxalement, par une fluctuation comparable à celle qui fait apparaître certains dessins d'un cube tantôt comme concaves tantôt comme convexes, il s'accomplit une inversion. Ce qui au premier abord, frappe dans l'approche quantique comme tellement nouveau, tout à coup apparaît comme doué au contraire d'une sorte d'universalité".
 
SCHRODINGER "enchevètrement au sein de la fonction d'onde"          p 61/62/63 - p 425
principe de non-séparabilité "L'ensemble est dans un état déterminé, mais ce n'est pas le cas de chacune des parties prises séparément".
 
M. BITBOL                 p494/495
"La seconde contre représentation est fournie par la théorie quantique des champs, qui est à ce jour la mieux corroborée et l'une des plus avancées des théories quantiques. La représentation que son formalisme favorise est remarquablement proche dans son esprit du modèle cosmologique que défendait Schrodinger, ce qui n'a d'ailleurs rien d'une coincidence puisque Schrodinger était l'un des précurseurs de la théorie quantique des champs et l'un de ses plus chauds partisants vers la fin de sa carrière. Cette nouvelle représentation substitue à la notion d'une multiplicité de n crépuscules, celle de n-ième niveau d'excitation d'un unique milieu vibrant. Comme le souligne B. d'Espagnat, elle permet de remplacer les notions assez suspectes de 'création' et d'annihilation' de particules (auxquelles conduit l'équivalence relativiste entre matière et énergie lorsqu'on l'applique dans le cadre de pensée atomiste), par celle de changement d'état du milieu vibrant. On passe ainsi du point de vue prioritairement statistique à un point de vue essentiellement dynamique.
 
B. D'ESPAGNAT                    p 659
2) Deuxième difficulté
Ce que mon guide touristique de la Saintonge m'apprend a incontestablement un rapport avec l'histoirede l'architecure, mais j'évite de dire ("abruptement") que le guide "se rapporte à l'histoire de l'architecutre". Et j'ai bien raison, car dire cela serait signifier qu'il s'agit d'un livre dont l'objet serait l'histoire de l'architecture, ce qui est faux. Certes, quand je dis que ce que mon guide m'apprend "a un rapport avec l'architecture" j'attribue à l'architecture une fonction grammaticale d'objet. Bien que l'architecture ne soit que très sommairement évoquée par le guide (il ne donne aucun détail quantitatif, aucune précision technique), cette mienne attribution est légitime car indéniablement le guide évoque certains styles architecturaux. Je tiens que la situation considérée dans le paragraphe"deuxième difficulté" est toute semblable. Certes la réalité indépendante ne constitue pas (selon moi) l'objet de la physique, pas plus que l'architecture ne constitue celui du guide, mais la physique évoque (de façon vague) certains traits généraux de la réalité indépendante (telle est, du moins, ma thèse). Sur ce point, je ne vois donc pas plus de "conflits obscurs" dans ma conception que je n'en vois dans l'assertion toute simple que le contenu de mon guide a un certain rapport avec l'histoire de l'architecture.
Par Fabrice LEFEBVRE du PREY - Publié dans : champs forces formes flux
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